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Accueil > Thèmes de recherches > Economies et interactions société/environnement > 1.2 Exploitation et transformation des matières minérales

1.2.1 De l’argile aux vaisseliers

par Joëlle Rolland - publié le

Les productions céramiques protohistoriques montrent une importante variété, tant du point de vue morphologique et fonctionnel que des systèmes productifs (du domestique à l’artisanal). En se fondant sur l’archéométrie des céramiques et la détermination des matériaux, mais aussi sur l’analyse croisée des chaînes opératoires (approches macroscopiques, microscopiques et visualisation 3D, fig. 1), les travaux menés ont permis la reconstitution de systèmes de production et l’analyse de leur interaction avec la structure sociale.
Plusieurs thèmes ont été développés : 1) l’analyse des premières traditions céramiques en Russie au sein de sociétés de chasseurs-cueilleurs sédentaires, 2) les traditions potières du Néolithique ancien en Belgique, 3) la relation entre processus de néolithisation et technologie dans le Bassin parisien, 4) le milieu technique céramique Michelsberg au Néolithique moyen, 5) les traditions techno-culturelles du Néolithique final dans le nord de la France ou sur la façade atlantique, 6) la technique céramique chalcolithique liée à la production de sel à Provadia en Bulgarie, 7) le Bronze ancien armoricain et sur la façade atlantique, 8) le petit mobilier en terre cuite du Bronze Final à La Tène Finale en Champagne-Ardenne, 9) la céramique du Bronze atlantique et du nord de la France, 10) les décors céramiques des 6e-4e siècles BC. Ces recherches ont permis de discuter du statut des plus anciennes productions céramiques européennes en Russie et de leur rôle symbolique qui remet en cause l’aspect purement fonctionnel traditionnellement invoqué. D’autres synthèses ont redéfini les productions et leur contexte et milieu technique, interrogeant les ruptures et continuités des traditions techniques, depuis la matière première jusqu’aux finitions et au décor, voire à l’usage des poteries. Enfin, en s’intéressant aux différents usages de la terre à bâtir durant la protohistoire, il s’agissait de reconnaître et reconstituer les techniques et les savoir-faire, et d’interpréter les artefacts mobilier et immobilier en terre (petit mobilier, sole, four mobile, four, paroi architecturale).

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Fig. 1 : Approche des chaînes opératoires de fabrication des céramiques (document Trajectoires, L. Gomart)

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Fig. 2 : Amas de grands moules céramiques pour la fabrication de pains de sel (c. 4500 BC, Provadija, Bulgarie). Photo O. Weller

Ces travaux, réalisés lors de projets de recherches (ANR-DFG MK-Projekt ; ARC Le Néolithique final dans le nord de la France ; PCR De l’argile au vaisselier) et à l’occasion de thèses universitaires (5 en cours, 2 soutenues et 2 publiées) ont soutenu l’organisation de trois colloques/sessions (Colloque international St Pétersbourg 2016 ; Colloque international Namur 2015 ; Session du CPF-Amiens 2016) et appuient trois formations de l’ED 112 de l’Université de Paris 1 (Archéométrie des céramiques 2014-2015, 2017 ; Technologie céramique et reconstitution expérimentale 2017 ; Master 2 Technologie céramique 2010-2017).

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